JULES VIERA

Visual Artist & Photographer

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BIO/biographie

Mixed Media

Digital Works

Photography

"Femmes du Marché" est mon second reportage de photographie sociale, depuis mon travail avec les élèves du reportage Paris Crari, 2013/2018.

 

Toujours dans l'esprit de mettre en évidence celles et ceux que l'on voit, sans les regarder, je m'intéresse à présent à la vie du marché traditionnel et aux femmes qui y travaillent, plus précisément.

 

Quel que soit le pays et l'époque, le Marché traditionnel, où l'on trouve généralement nourriture, quincaillerie et vêtement, me paraît être le cœur vivant d'une culture.

 

A mon arrivée en Thaïlande, la vie du marché et l'intensité de son activité m'ont directement replongé en enfance, quand ma grand-mère m'amenait a marché local.

 

Les odeurs, le bruit de la criée, les couleurs, tout me ramenait 25 ans plus tôt, loin des supermarchés froids, aux néons sans âme.

 

Le choix de ne photographier uniquement des femmes est venu petit à petit, en cohérence avec mes travaux plastiques plus récents, dans un souci d'apporter toujours plus de visibilité à celles qui vivent dans l'ombre de l'hégémonie masculine.

 

Ce Work in Progress commence en janvier 2020 à Chiang Mai, Thaïlande.

 

Dans le cadre des funérailles de la mère d'un proche, chaque matin nous nous rendons au marché pour acheter de la nourriture à la défunte, telle que le veut la tradition.

 

Je n'ai pas pris ma caméra dès le premier jour, mais très vite j'ai été saisi par le potentiel humain de ce sujet.

 

Un matin mon ami m'exprime son envie de relâcher une vie, pour une vie perdue. Un geste propre à sa culture. Alors équipé de mon appareil photo je l'ai suivi au marché, afin d'acheter des poissons-chats vivants et de leur rendre leur liberté dans le fleuve. Ce jour là je réalise quelques portraits à la volée, de femmes qui travaillent sur le Gate Market de Chiang Mai, une douzaine de portraits dans un premier temps. Directement inspiré par le résultat, je suis mon ami un second matin, au Warorot Market cette fois-ci.

 

Pour la première fois dans mon travail, je décide de faire imprimer une sélection de trente portraits sans aucune retouche Photoshop. Saisi par les couleurs, les lumières et les expressions des femmes que j'ai croisées, je comprends que ce reportage sera mon prochain projet de photographie sociale.

 

De retour à Chiang Mai en février je vais à leur rencontre dans le but de leur offrir leur portrait imprimé. Prévenu par mes proches, je savais que la méfiance accompagnerait ce premier contact. Mais très vite, sourire et rire ont brisé la glace, laissant place à un échange culturel riche, durant lequel elles m'ont parlé de leur vie et conditions de travail.